Bridal Mask (Feelings)

I was the Justice, He was the Revenge. 

Our Friendship lost in the bloodshed.

  • Network : KBS2
  • Episodes : 28
  • Broadcast period : 30 Mai 2012 – 06 Septembre 2012
  • Air time : Mercredi & Jeudi – 21:55
  • Director : Yoon Sung Shik
  • Screenwriter : Yoo Hyun Mi
  • Actors : Joo Won (King of baking, Kim Tak Goo, Ojakgyo Brothers, 7th Grade Civil Servant); Park Ki Woong; Jin Se Yun; Han Chae Ah; Jun Noh Min; Son Byung Ho
  • Ratings : 18%

Ouahhh, alors que dire, je ne sais pas mais sincèrement il faut que je remette mes idées en place avant de débuter l’analyse de ce drama parce que c’est du lourd autant dans son contenu que dans son rendu. Mais de toute façon je le sentais (oui en général je me trompe rarement, la preuve avec Big) dès que j’ai vu qu’un drama avec Joo Won allait sortir et qu’il se déroulait durant les années trente, j’ai tout de suite acquiescé, c’était évident que j’allais le regarder, mais c’est tout ce que je savais du drama, je n’avais lu aucun synopsis, ni aucun avis (je ne savais même pas que cela concernait un héros masqué et que Joo Won allait l’incarner) c’est pour vous dire, je voulais à tout prix conserver le mystère et avoir la surprise au fur et à mesure du visionnage du drama. Eh bien ça n’a pas loupé, à chaque épisode, je devenais de plus en plus folle (entre l’effet de surprise et les retournements de situations) même totalement addict pour être honnête. Cela fait très longtemps que je n’ai pas ressenti autant d’émotions en regardant un drama. Ce drama n’est pas parfait, je tiens à le dire mais il s’en rapproche et malgré ses défauts, on reste captivé du début à la fin parce que les grosses qualités qui lui sont propres prennent le dessus, et c’est tant mieux. Oui parce qu’il faut tout de même garder une certaine objectivité (du moins essayer) et malgré la beauté du tableau, on peut y apercevoir quelques points noirs, des détails (ou pas) mais qui heureusement pour nous, ne contrarient pas la beauté de l’oeuvre, ils se voient c’est tout (bon on arrête là sur les métaphores pas très fines, j’ai réussi à exprimer mon idée, c’est l’essentiel.)

Bridal Mask, c’est tout d’abord des personnages, des personnalités. Deux, particulièrement, honnêtement ces deux protagonistes, en les suivant le long des 28 épisodes, j’étais subjuguée. Et là vous vous dites, ça y est, elle est partie, à coups de superlatifs et d’éloges, on n’est pas sortie. Mais oui vous avez raison, autant certaines choses, dont je parlerai plus en détails, plus tard, m’ont déplu, autant ces caractères m’ont fasciné. Je ne sais pas si cette force était déjà présente dans le Manhwa mais en tout cas, le rendu (ou la création) dans le drama est juste parfait. Lee Kang To et Kimura Shunji, voilà pour moi toute la base de Bridal Mask, une relation, une évolution, des changements, des dialogues. Tout cela est parfaitement maitrisé et surtout superbement crée. Rien n’est gratuit, chaque rencontre apporte quelque chose et démontre une force, une puissance, j’ai adoré. Même indépendamment, que ce soit Lee Kang To ou Shunji, ce sont deux personnages, c’est sur. Lee Kang To nous apparait, au début du drama comme un être dur, sanguin, violent, il veut s’imposer dans la police japonaise, ne plus être le pauvre et misérable Kang To de Joseon, il adopte un comportement horrible que ce soit avec son frère ou même avec Bun In qu’il ne reconnait pas tout de suite. Gaksital, et tout ce qui représente l’opposition, devient sa croix. Mais lorsqu’il perd sa mère et son frère (qu’il tue) un changement se produit, il devient Gaksital (tout ce qu’il abhorrait) au début, l’espace d’un instant afin de venger sa mère, ensuite de manière permanente, il se met à défendre ses concitoyens, à protéger les gens et la justice. Gaksital est devenu son identité, il embrasse cette cause, il l’incarne. Au même moment, Shunji, qui assiste à l’exécution de son frère par Gaksital, devient l’être vengeur. Il se persuade (mais réellement) qu’il enfile le costume de la police japonaise, uniquement pour attraper Gaksital (venger ainsi son frère) et pour protéger Esther (qui n’est autre que Bun In) qu’après il n’aura qu’à l’ôter, pour redevenir ce professeur des écoles. Comme si le temps était suspendu et qu’aucunes de ses actions ne portaient à conséquence. Jusqu’au bout il est aveuglé par la jalousie et la vengeance, il devient de plus en plus noir, violent. Cette évolution, ce changement, toujours dans le déni le plus complet, c’est prenant, ce personnage qu’on a connu à la base, qui ne cesse de sombrer dans cette espèce de folie, c’est franchement superbe. En tout cas pour ma part j’ai trouvé la descente aux enfers de Shunji remarquablement trouvée et mise en place (c’est criant de vérité et pas une seconde je me suis dis, ce n’est pas crédible ou même autre chose d’ailleurs, j’y ai cru jusqu’au bout.) Ces deux rôles, ces deux amis car ils s’apprécient énormément, s’inversent, changent mais de manière irréversible. En ont-ils conscience ? pas sûr. Mais c’est là où se situe toute l’intelligence du drama, au delà, d’un héros qui défend le peuple, on assiste à une tragédie qui frappe deux amis. Et franchement, c’est ce qui m’a le plus touché, leur relation, leurs pertes, leur douleur. Tout s’entremêle et malheureusement cette histoire ne pourra se terminer qu’avec la disparition d’un des deux protagonistes. Et quelle fin, quel dénouement! (bon on n’est pas dans du Shakespeare mais avec leur propre moyen et leur propre culture, ils arrivent à nous servir quelque chose de très appréciable, il faut le reconnaitre) La mort de Shunji, de cette manière, inévitable mais forte en émotion.

Après nos deux personnages principaux, c’est sur qu’il nous reste un excellent casting. Mais je n’ai pas aimé (and I guess that I’m the only one) tadam : Bun In, hé oui, je n’ai pas du tout accroché à notre héroïne au coeur pur. Trop parfaite, trop maitrisée, je dirai lisse et blanche. Et je crois que l’interprétation de Jin Se Yun n’était pas du tout à mon goût non plus, donc je crois qu’à la base ce rôle n’était pas fait pour me plaire. Jin Se Yun est trop dans la respiration et l’exagération, je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, constamment en train de haleter. Elle n’avait pas un jeu naturel, voire normal, dans n’importe quelle situation, elle était dans le trop, mais une fois encore c’est tout à fait personnel. Franchement, je saturais de ce personnage. Bun In ne m’a pas touché ou ému une seule fois, qu’il s’agisse de la mort de son père ou même de sa propre mort. Dommage elle avait un rôle important et sa romance avec Kang To aurait pu me charmer, mais non, ce ne fut pas le cas. C’est pour cette raison que j’ai dit que certains points m’avaient légèrement déplu. Heureusement, cela n’a rien enlevé à la force de ce drama, je vous rassure ! Tout de façon, en approfondissant le sujet, l’élément féminin, n’était pas mis en valeur dans ce drama. On a voulu crée la gentille héroïne, opposée à la méchante et dure femme appartenant au camps adverse avec pour support des relations amoureuses qui les liaient aux héros. Mais sincèrement, je n’ai pas du tout adhéré à ce côté là du drama. En plus parce que même au niveau des dialogues, je les trouvais lésée. Elles manquaient de répondant, du côté percutant que j’attendais de voir (mais vraiment j’étais impatiente, en plus) chez les femmes. La « méchante » Ueno Rie m’a, certes, plus charmé mais je n’irai pas jusqu’au point, de l’aimer. Ce qui, il faut le reconnaitre est un assez grand désavantage du drama, les deux personnages féminins principaux ne sont pas à la hauteur des protagonistes masculins. Déjà, on peut plus les étiqueter : la méchante/la gentille contrairement aux hommes (oui je sais Shunji est loin d’être gentil mais je dirai que le tout est plus profond et moins superficiel) Par contre l’évolution de Ueno rie, m’a plus, on comprend pourquoi elle adopte ce comportement, pourquoi elle choisi ce camps. Et j’ai énormément apprécié (pour le coups ça rehausse l’image de l’héroïne féminine) ses échanges avec Shunji, ces deux personnalités rongées par des sentiments négatifs qui les submergent. Surtout dans les derniers épisodes, une vraie beauté.

Je sais qu’il faudrait que je cite les autres personnages, mais sincèrement mon article est déjà assez long et puis il y en a tellement. Du côté des japonais, des résistants, la troupe du cirque, l’Angel club, énormément je vous dis. Pour le coup, dans leur rôle respectifs, ils étaient tous excellent. Quelques petits coups de coeur, notamment Jin Hong, Ahn Sub, Lee Hae Suk, Lee Kang San. Certes, des rôles pas tout à fait essentiels mais ce sont des personnages qui m’ont touché, marqué aussi par le jeu. Donc voilà, tout un casting superbe qui vaut le détour.

Bridal Mask et ce sera ma conclusion (désolé je n’ai pas parlé de TOUT le drama mais vu l’ampleur et la quantité, il y aurait trop de choses à dire, je ne pense pas, en plus, qu’un trop long article incite à la lecture, donc, j’ai focalisé mon avis sur ce qui me paraissait le plus important) alors je reprend, Bridal Mask, contient des scènes magiques, d’une puissance et d’une force, qu’on ne voit pas souvent dans les dramas, je ne saurais dire si je me suis ennuyée une seule fois durant ces 28 épisodes. L’intrigue est parfaitement menée, on entre dans plusieurs phases toutes plus enrichissantes les unes que les autres, le premier Gaksital, sa mort, la reprise du flambeau par Lee Kang To, son combat personnel, son entrée dans la résistance………. vraiment tout est superbement bien programmé et puis tout est bien mené sur tous les fronts, Shunji, Kishokai. Plusieurs intrigues regroupées en une seule. Bravo aussi pour les chorégraphies des scènes de combat (déjà j’adore ça mais alors là, superbe) à chaque fois je devenais hystérique, formidable, vraiment. La caméra est, au même titre que le reste, parfaitement maitrisée et utilisée, certaines scènes sont juste grandioses. Et puis je dois juste souligner une dernière petite chose, si vous voulez seulement assister à deux performances d’acteurs alors allez-y, mention très très spéciale à Joo Won et à Park Ki Woong (les deux pareillement.) Ils livrent une prestation parfaite. J’étais bluffée. Je vous avez prévenu que ce ne serait que éloges et superlatifs. Oui un superbe drama que je conseille vivement. Foncez, je vous dis!

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