Sense and Sensibility (2008)

I wish, as well as everybody else, to be perfectly happy. But like everybody else, it must be in my own way.

ss-1

Bon, comme le premier article de cette catégorie « What else » a eu de nombreuses lectures (Jane Eyre (2006)) je vous remercie, d’ailleurs, beaucoup pour cela. J’ai décidé de continuer dans la lancée et puis de toute manière je n’ai pas fini le seul drama que je suis en train de visionner, donc cela tombe sous le sens. Mais cette fois, j’écris sur une mini série qui est moins connue, je pense, j’ai nommé Sense and Sensibility version 2008 bien sur puisque la version 1995 est mondialement connue donc…..

Sense and Sensibility (2008) est une mini série produite par la BBC, constituée de trois épisodes. Les personnages principaux sont Elinor Dashwood (Hattie Morahan) Marianne Dashwood (Charity Wakefield) Mme Dashwood (Janet McTeer) John Willoughby (Dominic Cooper)  Edward Ferrars (Dan Stevens) et le Colonel Brandon (David Morrissey.) Voilà les personnages qui nous intéressent tout particulièrement. Sense and Sensibility raconte l’histoire de deux jeunes soeurs, Elinor et Marianne, aux caractères opposés mais ce fait ne les empêche pas d’être très proche et de tout partager. Notamment les sentiments amoureux qui les habitent ainsi que les déceptions qui en découlent. Ce sera suffisant pour le résumer puisque l’essentiel de l’intrigue repose dans les personnages et leur relation.

Sense and Sensibility ne m’a pas fait la même impression que Jane Eyre, je le précise maintenant. En effet j’ai été quelque peu déçu par cette mini série, non pas que la qualité soit médiocre, loin de là mais plutôt par la platitude qui la définie. En général je trouve assez intéressant le fait qu’une seule oeuvre puisse être plusieurs fois adaptée, chaque réalisateur accompagné de scénaristes peuvent ainsi montrer leur point de vue sur le roman et nous le faire partager. Alors que dans le cas présent, je ne pourrais même pas situer, ne serait-ce qu’un instant, la position prise par John Alexander (le réalisateur) ni par Andrew Davies (le scénariste) Rester fidèle au roman de Jane Austen à 100% ou alors en faire quelque chose de différent. J’ai plutôt l’impression, que le réalisateur et le scénariste ont choisi une ligne directrice et l’ont suivis jusqu’au bout. Le résultat est assez décevant, l’oeuvre est respectée mais fade et sans saveur. L’intrigue est fidèle au roman, l’histoire est correctement reconstituée mais les faiblesses due à ce choix basique sont tout aussi présentes. Les personnages manquent de profondeur et de force, on peut les comprendre et les situer mais on ne s’implique pas dans leur vie comme l’on devrait (encore une fois, cela est mon avis, vous n’êtes pas obligés d’être d’accords, mais vous pouvez tout à fait partager votre opinion, si vous le voulez.)

Elinor est une jeune femme posée, sensée, calme et réfléchie. Marianne est tout le contraire, spontanée, rêveuse, extravertie et romantique. Les deux protagonistes sont justement interprétés mais comme je l’ai écrit précédemment, elles manquaient de force, d’énergie. J’imaginais Marianne plus impulsive, plus dramatique. Mais cela vaut également pour les autres personnages. Le colonel Brandon était trop sombre, trop « dépressif » pour moi, il manquait cruellement de charme. Et Willoughby incarnait le lover par excellence, analyse grossière du personnage. Mais j’ai beaucoup aimé Edward Ferrars par contre, un jeune homme attachant, maladroit et terriblement touchant. Il correspondait bien à l’image que j’avais du personnage.

Sense and Sensibility (2008) n’est pas totalement mauvais, attention ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Mais il contient beaucoup de défauts, malheureusement. La caméra est trop statique, les plans sont basiques et ennuyeux. De plus je n’aime pas quand les scènes sont coupées sans aucun lien entre elles. Un fil conducteur doit être présent afin de lier et de fluidifier l’épisode. Le tout est trop scolaire, trop simple, les épisodes manquent de dynamisme et de puissance. Mais le visionnage n’est pas une torture ne nous méprenons pas. Les trois épisodes se regardent tranquillement, ils divertissent mais sincèrement n’apportent rien au roman Raison et Sentiments (oui voilà je l’ai dit en français ^^) En conclusion, Sense and Sensibility version 2008 n’est pas ma production préférée de la BBC.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s