I miss you (Feelings)

The whole world can become the enemy when you lose what you love.

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I miss You est un drama purement tragique, un pur makjang avec des personnages dotés de malchances invraisemblables, des retournements de situations, des conflits qui se perpétuent de génération en génération, de la vengeance en veux-tu en voilà. Et bien sûr n’oublions pas l’ingrédient incontournable aux K dramas : l’amour, sous toutes ses formes (pas toujours très belles, c’est certain mais présent.) J’ai débuté I miss You pour son casting, comme beaucoup de gens, je suppose : Yoon Eun Hye, Yoo Seung Ho, Park Yoochun et les jeunes Yeo Jin Goo et Kim So Hyun réunis dans un même drama, c’est diablement alléchant.
La tragédie n’est pas un thème qui m’attire plus que cela surtout dans les dramas ou dans bien des cas les scénaristes n’ont pas la main légère sur les pleurs, les cris, les drames et évènements insurmontables de la vie. Malheureusement I miss You n’échappe pas à cette règle.

Les premiers épisodes sont un vrai délice à regarder, quelques défauts sont présents (par exemple vouloir incorporer à tous prix du drame, qu’il touche les adultes ou les enfants, il s’en dégage une impression de vouloir atteindre un espèce de quota d’incidents tristes mais encore c’est très léger par rapport à la deuxième partie du drama.) La majeure partie des épisodes est dominée par des personnages attachants, des dialogues entrainants, l’ histoire est dure mais belle, cette amitié qui nait entre deux âmes seules qui cherchent une chose simple mais pourtant tellement compliquée à trouver dans leurs environnements respectifs. Soo Yeon est la fille d’un meurtrier (terriblement violent) voilà le résumé de sa condition d’être humain, par ses voisins, par tous les élèves de son école. Une mère pas très maternelle, bref une jeune fille bien triste et bien seule. Elle rencontre Jung Woo, un adolescent extraverti, avenant mais lui aussi en proie à une grande solitude. Une belle-mère aussi indifférente qu’intéressé, un père ignoble qui n’a jamais aimé qu’une seule chose dans sa vie, l’argent. Ils s’entendent tout de suite très bien, la magie se créer instantanément, un rapprochement naturel, plaisant à voir. Leur amitié est touchante et amène ainsi des scènes d’une douceur et d’une beauté incroyable, interprétés par deux acteurs Yeo Jin Goo et kim So Hyun que j’affectionne particulièrement, au delà du fait qu’ils jouent justes, ils m’émeuvent tout le temps, je ressent forcément quelque chose en les regardant jouer, merci car grâce à eux j’ai réellement apprécié les épisodes relatant l’enfance de nos héros. Pendant ce temps, vu qu’on est à K-drama land, les parents agissent, les complots se forment, les trahisons se produisent et les enfants morflent. Comme Hyung Joon, qui se fait presque manger la jambe par deux énormes molosses lâchés sur lui par son demi-frère Han Tae Joon (normal) Sa mère décide de se venger et fait enlever le fils de l’instigateur de toute cette histoire, le petit Jung Woo et malheureusement Soo Yeon également. Dès lors la situation devient incontrôlable et surtout arrive à un point de non retour. Toute cette scène dans le hangar est horrible (le spectateur doit s’accrocher pour continuer à visionner I miss you parce que c’est un sujet vraiment très dur qui est abordé) je dirai tout de même bravo au réalisateur qui a brillamment mis en scène cet épisode, la lumière aveuglante, ce froid présent et mis en avant. On est en plein dans un moment tragique et le réalisateur ne veut aucunement adoucir ou même minimiser cet acte ; c’est dure, c’est glacial, bouleversant. Les personnages sont ensuite séparés ou réunis, cela dépend des circonstances.

Le drama nous présente alors les protagonistes des années plus tard. Ils sont adultes et s’en sont sortis plutôt bien dans l’ensemble, vu le point de départ. Le drama, arrivé à ce moment là continuait de me plaire. Soo Yeon et Joo Won se retrouvent, cette dernière a oublié son identité après le traumatisme (mais cette partie reste très floue, elle a des flashs puis ne se souvient plus, enfin dans une scène elle n’a rien oublié et dans la suivante elle ne connait même plus son prénom, des contradictions bien trop présentes et trop remarquables pour le spectateur.) Elle est devenue Zoé (si j’ai bien compris le prénom!) une styliste renommée, elle vit avec Harry (Hyung Joon) Joo Woon parvient à la reconnaitre grâce à certaines caractéristiques mais celle-ci nie toute ressemblance et donc toute relation. On est entrée dans la deuxième partie du drama, Joo Woo devenu obsédé par Soo Yeon et surtout prisonnier de la culpabilité qui le ronge depuis des années, un passage très intéressant, les épisodes défilent (bon on reste dans le drame, alors c’est certain pas à une vitesse fulgurante mais l’histoire est prenante, le scénario tient la route et nos personnages sont probants) Soo Yeon, étant devenue une autre, montre une personnalité bien affirmée, la haine qu’elle voue à Joo Woo ne passe pas inaperçue, il l’a abandonné, son seul ami. Les rencontres qui se déroulent entre ces deux-là sont tantôt touchantes, tantôt légères mais toujours intéressantes. Harry aka la troisième roue du carrosse prépare sa vengeance avec un complice inconnu contre Han Tae Joon. Une enquête suit son cours, les hommes responsables de l’enlèvement de nos jeunes héros sont assassinés, Joo Woo découvre l’identité de l’assassin Song Mi Jung (alias the cleaning lady) elle a voulu venger sa fille et toutes les victimes en général, jusque là on est encore dans un bon drama dans l’ensemble, cela nous mène vers un moment terriblement touchant entre Mi Jung et Soo Yeon’s mum dans la salle d’interrogatoire, déchirante scène d’une justesse incroyable.
A partir de là, il me semble tout part à vau-l’eau, le scénario devient illogique, désorganisé et franchement ennuyeux. On superpose des couches de pathos et de larmes et le résultat est loin d’être bon. Nos deux protagonistes se rapprochent, certes mais restons cohérents, Soo Yeon passe de la rancune tenace (et justifiée) à une adoration sans borne pour Joo Woo qui revoit la femme de sa vie alors qu’il ne l’a connu que quelques temps à l’âge de quinze ans. D’accords pour les amours de jeunesses, premiers amours and Co mais non à la passion dévorante qui résulte d’une rencontre de quelques jours. On est plutôt dans le stuck in the past obsessionnel. Harry verse dans le psychopathe de base mais à mon plus grand étonnement c’est l’élément que j’ai trouvé le plus rationnel. Du point de vue psychologique Harry est le personnage le plus juste, obsédé par la vengeance et sa mère, il reste « normal » grâce à Seo Yeon. Une béquille au sens propre comme au figuré mais lorsque celle-ci se dérobe, il perd pied et sa réalité est altérée. Malheureusement cela ne sauve pas le drama bien au contraire celui-si s’enfonce d’épisodes en épisodes. Harry qui est censé se venger de Han Tae Joon collabore soudainement avec lui (WTF??) bon d’accords je viens juste d’écrire qu’il n’était plus clair mais quand même, pour moi c’est le scénario qui pèche. Plus Seo Yeon retrouve la mémoire et plus elle est heureuse, normal non elle a Joo Woo (apparemment) cela efface tout le reste. On assiste à une répétition des même scènes encore et encore :
Harry : « I want Zoe back »
Joo Woo : « Kiddo, turn yourself in »
Seo Yeon : « I’m scared……Joo Woo. »
Bon d’accords mais au bout d’un moment amenez la fin et qu’on n’en parle plus. Vingt et un épisodes, beaucoup trop long pour un drama de ce genre, surtout quand les indices et les révélations en rapport avec l’intrigue apparaissent tous d’un coups tous les six épisodes. Un scénario mal dosé qui rend le tout ennuyant, une espèce de lassitude ambiante s’est formée au cours du drama, on avait l’impression que mêmes les acteurs se lassaient de leur personnage.

Le dernier épisode ne rattrape pas le drama notamment avec la scène dans le Hangar qui est à l’image du drama, une scène qui commence bien, une belle réalisation qui rend le tout glacial et apporte l’effet final escompté, un silence, des regards évocateurs remplis de peurs, la tension à son paroxysme. Jusque là c’est bon mais tout à coup paf, des larmes, des cris, les violons derrières volume maximum et ce qui était un moment intense et bien construit se transforme en scène de théâtre tragique, ridicule dans le pathos le plus total. Alors que la fin est tout à fait « logique » et « sensée », tout le monde finit heureux, ensemble, à vivre la meilleure des vies. Donc la troisième partie du drama est complètement ratée (pourquoi ne pas réaliser le tout en peu d’épisodes de meilleure qualité, je ne comprends vraiment pas ???) Bref, belle prestation de nos trois acteurs principaux qui ont su créer de superbes scènes attendrissantes et larmoyantes à souhaits, Yoon Eun Hye dans la douche en pleine crise de larme, Yoo Seung Hoo qui retrouve sa mère aliénée, une scène formidable, voilà pour en citer quelques unes. Dommage que ce drama n’ai pas garder seulement les belles scènes et ai perdu ce chemin-là.

OST : 2,5/5

Une ost plutôt sympathique dans l’ensemble, des belles chansons qui accompagnent bien le drama mais par contre arrêtez, par pitié, les violons dès qu’une scène triste débarque et avec le son aussi fort en plus.

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