Incarnation of Money (Feelings)

In front of Money, there is no such thing as love

 

Incarnation-of-Money

  • Network : SBS
  • Episodes : 24
  • Broadcast period : 02 Février 2013 – 21 Avril 2013
  • Air time : Samedi & Dimanche – 22:00
  • Director : Yoo In Sik
  • Screenwriters : Jang Young Chul; Jung Kyung Soon
  • Actors : Kang Ji Hwan (Hong Gil Dong, Capital Scandal, Coffee House); Park Sang Min; Hwang Jung Eum; Oh Yoon Ah; Kim Soo Mi; Lee Ki Young
  • Ratings : 12,6%

L‘article d’aujourd’hui concerne le drama Incarnation of Money, mon avis vient assez tardivement je dois le reconnaitre mais le temps n’est pas de mon côté en ce moment. J’espère bien, néanmoins, rattraper tous les dramas en retard et compléter mon blog.

Incarnation of money débute comme un Makjang classique basé sur un florilège d’évènements inhabituels. Le chairman, être odieux, s’aperçoit que sa maitresse le trompe avec l’homme qu’il a élevé comme un fils. Il décide de se venger mais (coups de l’arroseur arrosé) c’est lui qui est assassiné. La machination diabolique se met en place Ji Se Kwang fait accuser la femme du chairman, achète tous ceux qui se mettent sur sa route afin d’en faire des alliés. Son avenir est ainsi préservé et de nombreuses possibilités s’offrent à lui.

Les premiers épisodes ne nous épargnent rien. Assassinats, vols, corruptions, accidents, amnésie, on en voit peut-être même un peu trop (en tout cas pour certains.) Il était nécessaire de mettre l’histoire en marche, d’identifier les personnages, la place qu’ils occupent dans cette conspiration redoutable. La réalisation mêlée à beaucoup d’humour aide largement à survoler les clichés et à ne pas tomber dans les lourdeurs habituelles.

Le talent de Incarnation of money réside là, le spectateur s’attend à un énième drama avec beaucoup d’incidents et de drames mais il est bien surprit au fil des épisodes.

Chaque compartiment est travaillé à partir de la base et cela se voit. Les personnages sont écrits en profondeur avec des qualités et des défauts, des forces et des faiblesses. Leur comportement et leurs intentions sont expliqués et justifiables. Ji Se Kwang se situe au même rang que Lee Cha Don au niveau de la consistance et de l’importance (ce fait est d’ailleurs parfaitement souligné par Lee Cha Don lui-même lors du dernier épisode.) Proches, étrangers enfin ennemis, leur relation est exploitée sous toutes les coutures et de quelle manière !!! Cette obsession permanente qu’ils ressentent, l’un envers l’autre. Le parallèle qui les oppose constamment : Lee Cha Don n’est qu’un enfant innocent, à ce moment là Ji Se Kwang assassine son père. Lee Cha Don devient un procureur corrompu qui reçoit des pots de vin alors que Ji Se Kwang est considéré comme le « robin des bois » des procureurs. Lee Cha Don retrouve la mémoire et veut rendre la justice, Ji Se Kwang s’enfonce dans la folie allant jusqu’au meurtre du fils de son « ami ». Les équipes qui les entourent sont également construites sur des contraires, Lee Cha Don s’entoure de personnes de confiances qui le soutiennent jusqu’au bout. Ji Se Kwang achète, menace, trahit ses « alliés » qui sont aussi malhonnêtes que lui. Des parallèles présents jusque dans leur vengeance respective, la mise en scène reproduit certains gestes ou comportements que Ji Se Kwang et Lee Da Chong peuvent avoir. Prenons l’exemple des épisodes 2 et 16 : lorsque Ji Se Kwang (qui vient de gagner la manche) sert dans ses bras Lee Da Chon (jeune) qui pleure (sa mère est envoyée en prison) et quand Lee Cha Don (devenu adulte des années plus tard) sert dans ses bras Eun Bi Ryung, arborant le même sourire et repensant à la même scène, une mise en abyme assez glaciale.

C‘est donc un monde obscène, dépravé, injuste, hideux qui s’offre à nous. Dirigé par l’argent, le maitre mot de ce drama, tous les hommes peuvent être achetés pour accomplir n’importe quoi. L’argent achète les consciences et le scénario, qui amorce cette idée de base ne nous déçoit pas. Chaque épisode est fidèle au concept du drama, montrer comment s’affrontent ces protagonistes en perdition. Montrer surtout cette sempiternelle dualité inhérente à chaque être humain. Ji Se Kwang n’est pas le vilain crée seulement dans le but de s’opposer au gentil Lee Cha Don, de lui mettre des bâtons dans les roues afin de le rendre meilleur et de glorifier sa bravoure. Il use comme prétexte la vengeance, puis la soif de justice, des moteurs qui l’animent soit disant mais ce personnage veut créer son monde le diriger et apparaitre aux yeux du peuple avec une intégrité sans faille. L’ambition malsaine, est à mon avis le sentiment le plus exploité dans la construction de l’histoire. Kwon Jae Kyu et Go Ho veulent gravir les échelons et l’argent est le seul moyen d’y arriver. Bok Hwa Sool consacre sa vie à l’argent et finit par le regretter. Eun Bi Ryung adore l’argent et Ji Se Kwang mais les deux mèneront à sa perte.

L‘argent est donc le fil directeur de Incarnation of Money, il ouvre la porte à un scénario brillamment écrit. Les 24 épisodes défilent à vive allure, les actions de chacun des personnages nous sont présentées. On ne nous soustrait aucune pensée, aucune motivation, ni dans un camps, ni dans un autre. Le suspens ne disparait pas pour autant, bien au contraire, le spectateur halète sans discontinuer. J’ai été happé par cette histoire faite de manipulation, de mensonges, de cartes jouées et rejouées. Les dialogues sont au service de ce subtil scénario, finement écrits et vraiment appréciables.

Incarnation of Money est donc sans surprise, un très bon drama, il n’est pas parfait (certains regards un peu trop appuyés, un début assez excessif et une réalisation quelques fois poussive qui n’est pas toujours au service du drama) mais il regorge d’énormes qualités et d’une intelligence vraiment subtile. La mise en scène offre des passages diablement intéressants et significatifs, les quatre personnages, qui viennent de commettre leur forfait sont sans cesse ensemble devant la caméra (encore soudés) mais lorsque Lee Cha Don apparait, il les divise comme nous le montre parfaitement la scène dans l’épisode 13 : devant le corps qui brûle, au crématorium, Lee Cha Don survient sournoisement et l’image parle d’elle même. Certains personnages sont de réelles pépites (Lee Cha Don, Ji Se Kwang et Bok Jae In, une protagoniste en or qui m’a ému, fait sourire et étonnée.) Des acteurs : Kang Ji Hwan, Park Sang Min et Hwang Jung Eum qui font un boulot remarquable. Le suspens est présent continuellement (avec tous ces retournements de situation) et, heureusement, non pas au détriment de l’émotion (avec une belle petite romance constituée de hauts et de bas) et de l’humour qui sont tout aussi bien travaillés. Un dernier épisode, qui arrivant à son paroxysme, conclue de façon très poignante Incarnation of Money. Un très très bon drama. (Super Comeback Kang Ji Hwan !!!!)

OST : 3/5

De très belles et prenantes instrumentales, un frisson qui vous parcourt dès que vous les entendez (assez souvent en plus) mais des chansons qui arrivent aussi vite qu’elles repartent, c’est dommage.

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4 réflexions au sujet de « Incarnation of Money (Feelings) »

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